top of page
Rechercher

Alcoolisme féminin : derrière la dépendance, une tentative de tenir

  • Photo du rédacteur: Elodie Descoubes
    Elodie Descoubes
  • 7 juin
  • 2 min de lecture

L’alcoolisme féminin reste encore profondément silencieux.


Souvent parce qu’il se cache mieux. Mais surtout parce qu’il se juge davantage.

Beaucoup de femmes concernées continuent à fonctionner. Elles travaillent, gèrent la maison, prennent soin des autres, sourient, assurent. Leur souffrance ne correspond pas forcément à l’image caricaturale que l’on se fait de l’alcoolisme. Alors personne ne voit vraiment. Ou presque personne.


Et elles-mêmes mettent parfois longtemps avant d’oser regarder la situation en face.


Dans les accompagnements, ce qui frappe souvent, ce n’est pas l’envie de boire. C’est l’épuisement. L’impression de ne plus réussir à redescendre intérieurement. Le mental qui tourne sans arrêt. La pression constante. Le besoin, enfin, de faire taire quelque chose.


L’alcool devient alors moins une recherche de plaisir qu’un moyen de régulation. Une façon d’obtenir quelques heures de relâchement, d’anesthésier l’anxiété, de calmer le vide, la solitude ou certaines douleurs plus anciennes.


Beaucoup de femmes parlent d’un moment précis de la journée : celui où tout retombe. Les enfants couchés. Le silence. La tension intérieure qui remonte. Le verre apparaît alors comme un passage. Une transition entre la pression du quotidien et une tentative d’apaisement.


Puis la culpabilité arrive...


Car la dépendance féminine reste entourée d’un jugement extrêmement violent. Là où l’alcoolisme masculin est parfois banalisé socialement, une femme qui boit suscite encore beaucoup de honte. Honte d’être “celle qui n’y arrive plus”. Honte de perdre le contrôle. Honte aussi d’avoir besoin d’aide.


Cette honte pousse souvent à cacher, minimiser, contrôler l’image extérieure. Certaines femmes alternent des périodes où elles “gèrent” et d’autres où tout déborde intérieurement. Cela crée une grande solitude psychique.


Bien sûr, chaque histoire est différente. Mais derrière les consommations problématiques, on retrouve fréquemment des blessures émotionnelles, un stress chronique, des traumatismes, des relations douloureuses, un perfectionnisme épuisant ou une difficulté profonde à prendre soin de soi autrement qu’en tenant coûte que coûte.


C’est aussi pour cela que l’accompagnement ne peut pas se limiter à supprimer le produit.


Quand l’alcool a pris une fonction d’apaisement psychique, l’arrêt seul laisse parfois la personne face à une souffrance brute qu’elle ne sait plus réguler autrement.


Dans ce contexte, l’hypnose peut trouver une place intéressante, non pas comme solution miracle, mais comme complément dans une prise en charge plus globale.


Le travail thérapeutique ne consiste pas uniquement à “faire arrêter de boire”. Il peut permettre d’explorer les mécanismes automatiques, de retrouver des sensations de sécurité intérieure, d’apaiser certains états émotionnels ou de reconstruire une relation plus douce à soi-même.


Très souvent, derrière l’addiction, il y a quelqu’un qui a tenu longtemps. Trop longtemps parfois.


Et avant même le changement, il y a souvent quelque chose d’essentiel : pouvoir enfin parler sans être jugée.


Elodie Descoubes

Hypnothérapeute à Idron près de Pau

Commentaires


Elodie Descoubes  Hypnose 


​Comfort Suites

1 Allée Antoine de Bourbon

64320 Idron

0670024022

  • Facebook

© 2021 par Descoubes Hypnose. Créé avec Wix.com

bottom of page